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Le numérique, quel impact sur le climat?

Smartphone, ordinateur, appareil photo, réseau internet, câblage… Nous possédons et utilisons tous le numérique. Cependant, nous ne connaissons pas réellement l’impact sur le climat de son utilisation. Personne ne peut être parfait en matière d’écologie et de respect de l’environnement mais nous avons pour vocation de contribuer à diminuer l’impact du numérique sur le climat et de sensibiliser notre communauté sur de nombreuses valeurs environnementales. Prendre conscience de notre empreinte est la première étape pour modifier nos comportements. Voici ce qu’il faut retenir de l’impact du numérique.

Le numérique, un impact plus important que l’aviation

Vous aussi vous utilisez de plus en plus le numérique ? Sachez que vous pollueriez moins en faisant un aller-retour en direction de votre destination de rêve qu’en utilisant autant d’appareils numériques. En effet, le numérique produit 3.5% des gaz à effet de serre de la planète quand le trafic aérien n’en génère que 2%. Cette production de gaz à effet de serre ne se remarque pas et n’est pas forcément visible à l’œil nu. Cependant, avec la production massive et l’utilisation de ces appareils numériques, nous polluons bien plus que ce qu’on pourrait imaginer.
Factories illustrating the impact of digital on the climate
Chris LeBoutillier - Usines, Washington, US

La fabrication, l’étape aux gros dégâts

Comme pour les voitures électriques, la fabrication du matériel constitue 75% de l’empreinte carbone du numérique. La fabrication de télévisions, d’ordinateurs, de smartphones etc, pollue énormément.

La fabrication de cet écosystème numérique demande l’import de matière première de toute sorte et comme tout produit industriel, un appareil a besoin de beaucoup de matières pour sa conception. En quelques chiffres, le numérique c’est :

  • 600 kg de matières premières sont mobilisés pour un ordinateur portable de 2kg. 500 kg pour une box Internet. C’est aussi 114kg de CO2 sur les 156kg de CO2 émis sur son cycle de vie.*
  • 70 matériaux différents, dont 50 métaux (notamment des métaux rares) sont nécessaires pour fabriquer un smartphone. Une tendance qui s’accentue puisque les téléphones portables ne contenaient qu’une vingtaine de métaux il y a à peine dix ans…
  • Un smartphone pèse 150 grammes mais sa fabrication a demandé près de 15 kilos de matières premières.
 
Avec l’épuisement des ressources naturelles comme le bois, l’eau et les minerais précieux à un rythme inégalé et avec les conditions de travail déplorables dans les mines (d’où sont extraits les fameux métaux rares), on peut facilement observer que l’impact du numérique sur l’environnement est fort. Ce sont des résultats bien lourds pour une industrie dite d’avenir dans un contexte actuel où les questions climatiques sont au centre des préoccupations. 
Landfill illustrating the impact of digital on the climate
Celestine Ngulube - Décharge, Afrique du Sud

Une surconsommation du numérique à la base de cet impact sur le climat

Nous consomatteurs voulons toujours plus de stockage, la 5G, une meilleure qualité d’image… Et cela engendre un changement d’équipement beaucoup plus régulier qu’il y a 10 ans. Nous cherchons constamment des produits plus innovants qui sauront nous satisfaire au mieux quel qu’en soit le prix ou les répercussions sur l’environnement et le climat. La plupart de nos objets numériques sont conçus avec une l’obsolescence programmée, malgré les décisions gouvernementales de nombreux pays à l’encontre de ces pratiques. Acheter des produits reconditionnés semble être une bonne solution pour lutter contre cette consommation massive – souvent très rentable pour les consommateurs et utile pour la planète. En effet, le nombre de déchets numériques monte à 57 millions de tonnes en 2021 et cette valeur ne cesse d’augmenter année après année. Rajoutons que seulement 17% de ces déchets sont recyclés.


De plus, la fabrication est centralisée en Asie. Les appareils doivent donc être distribués dans le monde entier et cette distribution multi-canal (terrestre, maritime et aérien) a également un impact sur le réchauffement climatique. De leur conception à leur distribution, nos appareils numériques sont transportés à travers le monde, ce qui est source de pollution supplémentaire. Par exemple, un smartphone fait en moyenne 4 fois le tour du monde pour être fabriqué.

La centralisation des données dans les serveurs, quel impact ?

Une fois votre ordinateur, votre appareil photo ou votre smartphone arrivé entre vos mains, vous stockez forcément des données dans des Data Centers qui eux aussi consomment et polluent énormément.

Un Data Center est un immense local composé de nombreux serveurs recueillant les données d’utilisateurs du monde entier, à savoir comme par exemple les mails, les photos, la musique, des vidéos… Pour stocker et analyser toutes ces données, évidemment, les Data Centers ont besoin d’une part d’électricité colossale. Ils reposent souvent sur de l’électricité alimentée en énergies fossiles bien plus qu’en énergies renouvelables. Selon le pays où ils se trouvent, ils ont donc un impact fort sur le climat, comme en Chine par exemple, puisque le pays qui tire son électricité du charbon. Les Data Centers en Chine prennent 2.35% sur toute l’électricité utilisée, un chiffre beaucoup trop important. Il y a actuellement 4500 Data Centers dispersés dans 122 pays, qui utilisent tous beaucoup d’électricité et rejettent donc tous des taux de CO2 importants.

Quarry illustrating the impact of digital on the climate
Dion Beetson - Carrière dans la Barossa Valley, Australie

Notre usage numérique a toujours un impact sur l’environnement. Ainsi, avec 10 milliards de messages électroniques envoyés par heure dans le monde, cela équivaut à 50 gigawatts, soit la production électrique horaire de 15 centrales nucléaires

Ajoutons que la création d’un site internet repose sur l’utilisation obligatoire de plusieurs serveurs, dépendant d’un seul réseau. Chaque création de site internet engendre de la pollution, d’autant quand le site en question génère des millions de données comme pour des entreprises telles qu’Amazon ou Netflix. Il faut savoir que ce sont les sites de streaming qui polluent le plus. Le streaming vidéo et ses fichiers souvent très volumineux représentent l’équivalent de l’émission de CO2 d’un pays comme l’Espagne. Il faut noter qu’à chaque fois qu’une meilleure résolution de vidéo apparaît, le poids des vidéos augmente également. Ainsi avec l’apparition de la 8K, le nombre de Data Centers va donc lui aussi augmenter. Le streaming se diversifie d’ailleurs de plus en plus avec l’apparition des plateformes de streaming comme Twitch qui viennent compléter les plateformes énergivores comme Netflix ou Disney+.

Cependant, il est possible de faire appel à l’hébergement web vert, qui repose sur l’utilisation d’énergies renouvelables, comme l’énergie solaire ou éolienne. Apple, Google et Facebook se sont engagés à utiliser des énergies renouvelables pour leurs Data Centers, mais malheureusement, cet objectif est très difficile à accomplir pour le moment.

Des pratiques énergivores, le cas des crypto-monnaies

Depuis maintenant quelques années, l’émergence des cryptomonnaies bat son plein mais là aussi, l’empreinte carbone est loin d’être neutre. Pour collecter des crypto-monnaies comme le Bitcoin ou l’Ethereum, vous pourrez soit les acheter à leur prix courant soit les miner. Le minage fait référence au processus qui permet de gagner des crypto-monnaies en résolvant des équations cryptographiques complexes à l’aide de la puissance de calcul d’ordinateurs. Cette opération suscite de plus en plus d’interrogations car elle permet à toute personne intéressée de potentiellement s’enrichir mais le minage est réellement très énergivore et génère donc des émissions de CO2 en conséquence. 50 à 80% du minage se fait en Chine, avec une électricité fortement carbonée.

Ice from the Baikal Lake illustrating the impact of digital on the climate
Daniel Born - Lake Baikal, Sibérie, Russie

Des prévisions alarmantes sur l’utilisation du numérique

Nous entendons et voyons arriver sur le marché de plus en plus d’objets connectés apportant tous des innovations plus intéressantes les unes que les autres. Personnellement, j’ai entendu parler de barbecues ou encore de potagers connectés. Et j’ai pu observer dans le commerce pas mal d’objets connectés comme des balances, des brosses à dent ou encore des ampoules qui se contrôlent grâce à des applications mobiles. Un objet connecté correspond à un appareil qui possède une partie électronique permettant d’envoyer les données collectées sur internet et ainsi de les contrôler.

En 2022, il existe plus de 16 milliards d’objets connectés sur la planète et nous devrions atteindre, selon les études, plus de 50 milliards d’objets connectés d’ici 2030. Cette augmentation de plus de 300% est le résultat de cette surconsommation et l’impact que cela aura sur le climat sera un désastre certain.

Plastic pollution and juvenile fish illustrating the impact of digital on the climate
Naja Bertolt Jensen - Pollution plastique et poissons juvéniles, Indonésie

Avec le rapport du GIEC de 2022 plus qu’alarmant, continuer de nier l’impact que l’on a sur le climat est une erreur qui sera rédhibitoire sur le long terme. Notre utilisation massive du numérique n’est pas non plus en corrélation avec les enjeux climatiques actuels.

Quelques conseils afin de devenir plus responsable de l’environnement et du climat.

Ainsi, à l’heure actuelle, que ce soit par la fabrication ou l’utilisation de nos outils numériques, toutes ces actions ont un impact sur le climat et notre environnement.

Si vous voulez faire une différence, envisagez de conserver le plus longtemps vos appareils, et d’en acheter moins ou d’en acheter reconditionnés. Vous vous attaquerez alors à 75% de votre impact numérique.

Mais si vous voulez participer à moindre échelle aux conséquences de votre empreinte en ligne, vous pouvez également supprimer vos mails, supprimer vos doublons de photos ou de vidéos et supprimer vos fichiers, ce qui touchera alors à 0.0005% de votre consommation technologique.

À grande ou petite échelle, chaque pas contre l’impact du numérique sur l’environnement climatique est à prendre.

Fairy Bonsai illustrating why we should reduce the impact of digital on the climate
Faye Cornish - Fairy Bonsai, Canada

Chez CYME, nous souhaitons vous aider à devenir plus éco-responsable dans la gestion de vos photos et nous chercherons toujours à respecter du mieux possible l’environnement.

*Chiffres issus du Guide pratique du numérique par l’Ademe.

Crédit Photos: Chris Le Boutillier, Celestine Ngulube, Dion Beetson, Daniel Born, Naja Bertolt Jensen, Faye Cornish.

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