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5 bonnes raisons de devenir photographe !

In plastic like the Instamatic, in disposable cardboard for a single use, in a kit (to make out of a matchbox as a child), in instant like the Polaroid with its batch of cartridges, in iron or titanium like the pros (but used), we all had at the foot of the Christmas tree a camera in our hands.

Many have put away this image catcher with their childhood memories, others have revived their shots thanks to the Photo application installed on smartphones and which, as we all know, has created an extraordinary call to air for photography versus digital. 

And then there are also those who have never abandoned this tool with its magical properties, and who simply decided to become a photographer.

On the pro side, the specialties in photography are many and extremely varied. In reality, only the tool is the common denominator. Animal, scientific, plastic, sports, archaeological, culinary, fashion, film set, war, architecture, reportage, police technician, reproduction of works…a true inventory a la  Prevert, but rather than turn everyday phrases into expressive eloquence, the photographer’s eye serves to elevate ordinary to captivating via exploitation of this camera obscura.

What Drives the Photo Craze?

Several motives shake the noggin of a photographer: the emotion and the will to share his discovery, the pretext to go to the meetings of others or to unknown territories,  the immoderate taste of freedom, the formidable professional opportunities that the digital world offers for photography today and the artistic expression that can result from it.

En plastique comme les Instamatic, en carton jetable pour une utilisation unique, en kit à fabriquer soi-même avec une boîte d’allumette, en instantané comme le Polaroid avec son lot de cartouches, en fer ou en titane comme les pros mais d’occase, on a tous eu au pied du sapin un appareil photographique entre les mains. Beaucoup ont remisé cet attrape-images avec leurs souvenirs d’enfance, d’autres ont renoué avec les prises de vues grâce à l’application Photo installée sur les smartphones et qui, rappelons-le, a suscité un extraordinaire appel d’air pour la photographie versus digitale. Et puis il y a aussi ceux qui n’ont jamais délaissé cet outil aux propriétés magiques et qui ont décidé tout simplement de devenir photographe. 


Côté pro, les spécialités en photographie sont multiples et extrêmement variées. En réalité, seul l’outil est le dénominateur commun. Photographe animalier, scientifique, plasticien, sportif, archéologique, culinaire, de mode, de plateau cinéma, de guerre, d’architecture, de reportages, technicien de police, de reproduction d’œuvres, … Un véritable inventaire à la Prévert pour décliner la formidable richesse d’exploitation de cette camera obscura.

Qu’est-ce qui suscite l’engouement pour la photo?

Plusieurs raisons agitent la caboche d’un photographe : L’émotion et la volonté de partager sa découverte, le prétexte pour aller à la rencontre des autres et des territoires méconnus, le goût immodéré de la liberté, les formidables opportunités professionnelles qu’offre le monde numérique pour la photographie d’aujourd’hui et l’expression artistique qui peut en découler.

1. Partage et transmission

La beauté capturée dans le regard d’un visage, d’un plat « signature » de la gastronomie, d’un paysage sauvage ou d’un moment historique, l’émerveillement devant la vie quotidienne d’une tribu, des troupeaux sauvages ou plus simplement la découverte d’un petit village languedocien, ne sont pas souvent accessibles à tous. La photographie permet le partage de ces voyages en format 2D. Et relayer l’image afin de l’offrir au plus grand nombre est sans aucun doute l’aspect le plus « nourrissant » pour un photographe. En partageant son regard, le photographe présente sa version de la vie, une partie de lui-même et qui, quand elle appréciée, confirme le professionnel dans ses choix.

Hans Silvester est photographe depuis qu’il a reçu pour son quatorzième anniversaire son premier appareil photographique. Ses voyages motivent ses reportages : des chevaux de Camargue aux tribus de l’Omo, de la pétanque au peuple gitan, du Japon à l’Amérique Centrale, des épouvantails à Pierre Rabhi, cet infatigable pèlerin à l’œil aiguisé ne cesse de nous montrer, encore aujourd’hui, la beauté des mondes qui habitent notre planète. Nourriture terrestre.

Hans Silvester
Hans Silvester
Hans Silvester - Ethiopia
©Hans Silvester
a man is playing a game of pétanque
©Hans Silvester
Hans Silvester - Africa
©Hans Silvester

2. Une profession synonyme de passion

Quand la photo apporte le témoignage irréfutable d’une situation exceptionnelle, historique ou sociale, sa transmission n’en est que plus forte et pour certains photographes comme les reporters de guerre cela devient une raison d’être et sont même prêts à prendre tous les risques. On songe à Gilles Caron, mort au Cambodge à l’âge de 30 ans, qui avait couvert la guerre des 6 jours, le conflit du Biafra, la révolte de Mai 68, …  et a su saisir et résumer, en quelques photos, toute la dramaturgie des combats.

Gilles Caron - Portrait
Gilles Caron
Gilles Caron - Guerre du Biafra
©Gilles Caron
Gilles Caron - Sorbonne
©Gilles Caron

3. Un joyeux prétexte au vagabondage

Le photographe a l’âme du « wanderer », celui qui s’abreuve de l’altérité, qui accepte une simple tasse de thé partagée avec un inconnu et qui prend la tangente avec un esprit de totale liberté. « Aller au bout du monde pour un bout de conversation » comme le notait le poète Barbey d’Aurevilly. 

L’appareil photo est à la fois un formidable passeport pour une belle aventure ou, tout au contraire, un élément de distanciation. Avec un boitier et un sujet, on quitte le statut de « touriste », fini les parcours balisés sans véritable échanges avec les populations. Là, on vient à la rencontre des gens dans un but ou un projet qui va mettre en lumière leurs actions, l’actualité d’une société ou la vie quotidienne de femmes et d’hommes. On est alors légitime pour pénétrer dans l’intimité des familles. Prétexte fabuleux qui permet donc autour d’une idée à développer de véritables rencontres et même de futures amitiés. 

Dans certaines contrées, où l’image est problématique notamment celle des personnes, il faut à l’inverse cultiver la discrétion, travailler la confiance et apporter des gages de respect. Une fois acquis, le cadeau est inestimable et inoubliable. Autant d’arguments donc pour continuer à faire ce métier et vagabonder en ayant cette curiosité insatiable du monde et la gourmandise des échanges.  

Il y a quelques années, les ouvrages de Roland et Sabrina Michaud nous fait découvrir une partie de l’Orient et de l’Asie alors méconnue, notamment la beauté de l’Afghanistan des années 60-70. Baccalauréat en poche, Roland Michaud part en bicyclette en Scandinavie avec l’Eastman Kodak à soufflet de son grand-père datant de 1894 !  D’autres voyages vont suivre en compagnie de sa femme : « L’Inde des mille et une nuit », « Caravanes de Tartarie », « les cavaliers », ces afghans pratiquant le jeu du Bouzkahshi, « Chasse à l’aigle chez les Kazakhs », … La rencontre avec les peuples de l’Islam : à lui, les portraits des hommes qui possèdent leur territoire exclusivement masculin, à elle, les prises de vues des cours ombragées des maisons orientales où les femmes acceptent l’objectif portée par une autre femme.

Roland & Sabrina Michaud
Roland & Sabrina Michaud
Roland & Sabrina Michaud
©Roland & Sabrina Michaud
Roland & Sabrina Michaud
©Roland & Sabrina Michaud
Roland & Sabrina Michaud
©Roland & Sabrina Michaud

4. Les opportunités du digital

Avec l’apparition de la photo numérique et celle des réseaux sociaux, les images se sont démultipliées de manière exponentielle. Armés d’un simple smartphone, nous prenons aujourd’hui tous des photos : de notre vie, de nos rencontres, de nos plats dégustés, de notre chambre d’hôtel, et… avec un certain talent ! 

Les applications dédiées à l’embellissement de nos prises de vues sont légion et de très bonne qualité. Elles invitent à travailler, repenser chaque photo et ce coup-de-pousse inestimable a même suscité quelques vocations (inavouées). Avez-vous remarqué autour de vous, le nombre de personnes qui proposent chaque semaine des images sur leur page Facebook, qui s’aventurent même vers une exposition de leur travail en partageant leurs images sur l’application Instagram et envisagent même de vendre leurs créations ?  Devant la qualité de ses propres images, on n’hésite plus à personnaliser son CV, à créer de véritables « mood board » pour appuyer un dossier ou un projet. 

La photo est portée de main des plus dégourdis. Saluons les influenceuses et influenceurs qui rythment leur vie par des shootings quotidiens. Les univers de la mode, de la gastronomie, des voyages ont compris le pouvoir de la photographie et sa faculté à faire circuler rapidement, à travers les réseaux sociaux, les dernières tendances ou les nouveaux produits. De nouvelles professions ont donc vu le jour. Produits de beauté, bijoux ou vêtements de marque constituent aujourd’hui une part importante des photos envoyées régulièrement par les community manager ou influenceurs du monde entier. Des partenariats qui deviennent un vrai business.


À titre d’exemple, Jonathan Bertin qui décide de se spécialiser dans les voyages et la photographie et collabore avec de nombreuses marques. Jonas Ardon, créateur digital, fou de nature et des grands espaces nordiques ou encore Monica Anoz, la belle espagnole qui se partage en Madrid et les îles Baléares et que s’arrachent les grandes marques de luxe.

Jonas Ardon - Islande
Jonas Ardon - Islande
©Jonas Ardon
Jonas Ardon - Islande
Jonathan Bertin - Van
Jonathan Bertin - Bridge
©Jonathan Bertin
Jonathan Bertin - Car
Monica Anoz - Chanel
Monica Anoz - Louis Vuitton
©Monica Anoz
Monica Anoz - Beach

5. La fibre artistique au bout de l’obturateur

Autre raison de partir boîtier en bandoulière, ceux qui souhaitent proposer une vision poétique ou plus plasticienne du monde, comme le ferait un peintre ou un sculpteur. L’appareil photographique s’exprime à la manière d’un pinceau, esquisse une vision très personnelle, voire imaginaire. Collage de pièces photographiques, ajouts de matières textiles ou d’écriture à l’encre. L’image est le point de départ de l’œuvre mais n’en constitue pas nécessairement la pièce maîtresse. Dédoublée, morcelée, surexposée ou sous-exposée, en version positive, en négatif XXL, la texture photographique offre une lecture au même titre que le sujet photographié. 

Ce type d’images ne s’adressent plus aux festivals de la photographie classique tels qu’on les connaît. Ces prises de vues à forte valeur ajoutée artistique s’exposent dans les galeries ou les musées, à l’image du travail plastique des jumeaux new yorkais Doug et Mike StarnLes frères Starn revendiquent une approche plus philosophique de la photographie. Leurs interventions ne se résument pas à des exhibitions mais également à des installations. Une vision en 3D dans laquelle ils permettent au public de s’immerger dans leur travail photographique.

Portait of 2 man
Doug & Mike Starn
An artistic photo of a painting
©Doug & Mike Start
Artistic tree
©Doug & Mike Starn

Après ce tour d’horizon de toutes les formidables déclinaisons que le métier de photographe offre aujourd’hui, quelles seraient, selon vous, les bonnes raisons pour attraper sac, objectifs et boîtier et tenter votre propre aventure photographique ?

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