Il y a un moment, juste après une prise de vue, où tu as tout entre les mains… et pourtant tu peux ruiner ton workflow en 30 minutes.
Tu rentres, tu importes, tu vois défiler 800, 2 000, parfois 6 000 photos. T’es fatigué, t’as encore l’adrénaline du shoot, et tu te dis : “Je ferai le tri plus tard.” Sauf que le tri, c’est pas “plus tard”. C’est la première étape critique.
Parce que si tu en conserves trop, tu édites trop, tu doutes trop, tu archives trop (il te faut donc plus de stockage), et tu passes les semaines suivantes à chercher “la bonne version” au lieu de livrer, publier, ou simplement… respirer.
Pour moi, le tri photo, c’est la fondation : il conditionne tout le reste. Le reste du workflow (editing, export, livraison, archivage, publication) devient plus fluide uniquement si tes décisions sont déjà claires à cette étape là.
Qu’est-ce que le tri photo ?
Si tu te demandes qu’est-ce que le tri photo ou photo culling, c’est l’art (et la discipline) de réduire une série à ce qui mérite vraiment d’exister : les images nettes, fortes, cohérentes, et utiles. C’est une sélection. Et surtout :
- Culling ≠ editing : tu ne “rattrapes” pas une photo au culling. Tu décides si elle mérite d’être travaillée.
- Culling ≠ archiving : archiver, c’est organiser et conserver. Trier, c’est choisir et éliminer.
Quand on confond ces trois étapes, on perd deux choses : du temps… et de la cohérence. On commence à retoucher des images “moyennes”, on garde des doublons “au cas où”, et au final on se retrouve avec une photothèque qui grossit sans direction.
Le tri photo manuel : la méthode “à l’ancienne”
Je suis un grand partisan du tri avant l’édition. Toujours. Sinon, tu risques de retoucher des images que tu ne garderas jamais et c’est le piège classique. Si tu te demandes encore “quoi faire d’abord ?”, je t’invite à lire notre article tri photo vs édition photo pour savoir par où commencer.
Et si tu veux aller plus loin pour gagner du temps, éviter les hésitations et rester cohérent sur tes séries, voici nos meilleurs conseils pour trier tes photos. Maintenant, je te présente rapidement la méthode que j’utilisais avant l’arrivée de l’IA.
Ma méthode “3 passes” (simple, fiable, reproductible)
Pass 1 — éliminer les ratés évidents (rapide, sans état d’âme)
Là, je ne réfléchis pas : flou évident, faux déclenchement, yeux fermés sur un portrait clé, cadrage totalement cassé, expo irréparable… dehors. Objectif : respirer. Réduire le bruit.
Pass 2 — comparer les images similaires (là où tout se joue)
Bursts, variations de posture, micro-expressions, gestes… c’est là que tu gagnes du temps plus tard. Astuce : je cherche la photo qui “raconte”. Pas forcément la plus “propre”, mais celle qui a le moment, l’intention, l’énergie.
Pass 3 — sélection finale + notation (à tête reposée si possible)
C’est la shortlist : celles que tu vas éditer, livrer, publier, imprimer. Je note sobrement et je garde un principe : si j’hésite vraiment, c’est souvent non.
Et surtout : je trie ces projets comme si je construisais une archive long terme. Pas juste une livraison.
Choisir le bon outil pour trier ses photos
Le Finder te montre des fichiers. Il ne t’aide pas à décider et c’est précisément là que les logiciels de tri photo deviennent indispensables.
Même les logiciels d’édition ont leurs limites : ils trient “dans leur monde”. Un catalogue, une session, une importation. Sauf qu’aujourd’hui, nos images vivent partout : disques externes, NAS, archives anciennes, catalogues Lightroom, Capture One, dossiers clients, etc.
Le vrai problème moderne, c’est la vision globale : comparer un shoot à un autre, retrouver un style, une série ou un lieu, vérifier si tu as déjà “la” photo avant de shooter à nouveau, et éviter les doublons comme les versions dispersées.
Tri photo avec l’IA : quand l’automatisation devient utile
L’IA peut être géniale… à condition qu’on lui demande les bonnes choses.
Ce que l’IA fait bien aujourd’hui :
- regrouper des images similaires / bursts
- détecter des doublons et variantes
- aider à repérer les flous évidents, certaines incohérences techniques
- accélérer le tri mécanique
Ce qu’elle ne doit pas faire à ta place :
- choisir la photo “qui a une âme”
- décider du storytelling
- comprendre ton intention créative
Le bon mindset : automatiser des tâches ≠ automatiser des décisions.
Le workflow de tri photo automatisé le plus efficace : la méthode Peakto
Je vais être transparent : ce que j’aime avec Peakto, c’est que ce n’est pas “juste un outil de culling”. C’est un hub qui me donne une vision unifiée de ma photothèque, même si elle est éclatée entre dossiers, disques, NAS et catalogues.
Mon workflow Peakto après un shooting
1) J’ouvre le shoot dans Peakto
Pas besoin de bouleverser mon workflow : soit j’importe le dossier temporairement juste pour faire mon tri, soit je l’intègre d’abord à mon catalogue (Lightroom / Capture One), puis je passe dans Peakto.
2) J’utilise l’outil de culling intégré
C’est là que je gagne le plus de temps. Je le paramètre selon mes critères, et Peakto me regroupe automatiquement les séries / rafales pour comparer vite et bien.
3) Je définis des règles pour une première sélection automatique
L’IA m’aide à faire un premier tri ultra rapide. Et pour garder un contrôle total, je fais toujours une vérification rapide des images retenues — la vue de comparaison est idéale pour ça.
4) J’annote et je prépare l’édition
Peakto me permet d’annoter en lot les images conservées ou rejetées. En général, je retire le flag des photos que je ne garde pas, et je “flag” celles que je veux éditer pour le projet.
Et surtout, le fait que Peakto soit connecté à l’ensemble de mes sources change tout : retrouver une série d’il y a 3 ans, comparer un style, repérer une redondance… c’est là que le culling devient durable, et applicable à toute ma photothèque — pas seulement à un projet.
En bref : IA assistée + contrôle humain + vision globale. Et ça, pour moi, c’est le vrai futur du tri.
Les erreurs à éviter lors du tri des photos
Je les ai faits. Tout le monde les fait. Mais déjà, les identifier, c’est un énorme pas en avant.
Tout garder “au cas où”
Résultat : tu ne retrouves plus rien, tu t’éparpilles, et ton archive finit par ressembler à un grenier.
Supprimer trop tôt sous l’effet de la fatigue
Le tri “à chaud” est dangereux. Si tu peux, garde au moins la sélection finale pour un moment où tu es reposé — tu verras les images autrement.
Éditer avant d’avoir vraiment choisi
Tu dépenses ton énergie (et ta créativité) sur des photos qui ne méritent pas ce temps-là.
Penser “suppression” au lieu de penser “sélection”
Le culling fait immédiatement penser à ce qu’on jette. Moi, j’essaie de penser l’inverse : qu’est-ce que je garde ? Les images les plus fortes, celles qui racontent quelque chose, celles qui ont un vrai moment.
Ces erreurs coûtent cher à long terme : surcharge mentale, incohérence, perte de temps… et parfois la perte de vraies pépites.
Du shooting à une sélection prête à être éditée
Mon workflow tient en quelques étapes : éliminer vite les ratés, comparer intelligemment les images similaires, choisir à froid une shortlist, organiser pour retrouver demain (pas seulement livrer aujourd’hui), et surtout utiliser les bons outils pour garder une vision globale.
Le culling, c’est le levier qui te rend plus rapide, plus clair, plus créatif. Et surtout, il te redonne du plaisir : tu passes moins de temps à gérer… et plus de temps à créer. Une fois ta shortlist prête, l’édition devient simple : tu travailles sur le meilleur, et tu construis une bibliothèque solide, cohérente, vraiment durable.
Et là, je le dis franchement : plus tôt tu adoptes un outil comme Peakto, plus tu gagnes sur le long terme. Au début, tu l’utilises pour trier un shoot. Puis, au fil des mois, il devient ton point d’entrée pour naviguer dans toute ta photothèque — dossiers, disques, NAS, catalogues — et retrouver instantanément une image, une série, un style, une idée. C’est ce qui le rend indispensable : tu n’optimises pas juste un projet, tu optimises des années de photos.


